Cette page est à toi. Vrai serveur, vraie adresse,
kigen.kaziza.fr : n'importe qui sur terre peut la
taper et tomber dessus. Ce n'est pas un exercice.
Je ne t'ai pas installé un jouet. Je t'ai installé un endroit vide. Ce qui va s'y trouver, c'est ton affaire, et je n'ai pas l'intention de m'en mêler tant que tu ne me le demandes pas.
À ton âge, je n'avais pas ça. J'aurais bien aimé. Alors voilà : je paie l'électricité, tu fais le reste.
Un seul fichier, index.html. Le nom n'est pas
décoratif : index, c'est ce que le serveur va
chercher quand on ne lui demande rien de précis. C'est la
porte d'entrée.
<!doctype html> : première ligne, toujours.<head> : les réglages, invisibles.<body> : ce qui s'affiche.<h1>, <h2> : les titres.<p> : les paragraphes.<ul>, <li> : les listes, celle-ci par exemple.<a> : les liens.<style> : les habits, tout en haut dans la tête.
Je te dois ça depuis le début du fichier. Un commentaire
s'ouvre avec <!-- et se ferme avec
-->. Entre les deux, tu écris ce que tu veux :
ça ne s'affichera jamais.
Je ne pouvais pas te l'écrire là-haut, à l'intérieur d'un
commentaire : la marque de fin l'aurait refermé sur place. Ici
je m'en sors avec < et
>, deux codes qui affichent
< et > sans que le navigateur
les prenne pour de vraies balises. C'est la seule entourloupe
de la page. Après, c'est cadeau.
Sers-t'en pour te laisser des notes. Dans six mois, tu reviendras sur une page et tu n'auras aucune idée de ce que tu avais en tête. Le toi d'aujourd'hui peut prévenir le toi de l'année prochaine. Il n'y a que dans ce métier qu'on peut faire ça.
Quand tu bloques sur une balise ou une propriété, tu ne demandes à personne : tu vas voir. Tout est là, avec des exemples que tu peux essayer directement dans la page.
Maintenant :
Plus tard, quand tu auras faim :
Fais les deux premiers d'abord. Les deux autres ne servent à rien tant que le HTML et le CSS ne sont pas dans les doigts.
<h1> plus haut par ton prénom.
Enregistre, recharge.
<style>, remplace
#8b2f1d par green. Regarde. Deux
choses ont changé d'un coup : trouve pourquoi.
Et tu viens me montrer. Je regarde pour de vrai, je pose des questions, et on cherche la suite ensemble.
Un jour tu vas me montrer un truc que je ne comprendrai pas. Tu m'expliqueras et je ne suivrai qu'à moitié. J'attends ce jour-là avec impatience. Prends ton temps quand même.
Je t'aime.
Papa